Jour 23 — Le rôle du cerveau dans la naissance

Comprendre pour relâcher, relâcher pour laisser naître

Quand on parle de naissance, on parle souvent du corps.
Des contractions, du bassin, de la respiration, des positions.

Mais on oublie parfois l’organe le plus influent de tout le processus : le cerveau.

Dans l’audio du jour, Le rôle du cerveau dans la naissance, je t’invite à changer de regard :
👉 la naissance ne commence pas dans l’utérus,
👉 elle commence dans le cerveau.

Comprendre ce qui s’y joue est une clé puissante pour apaiser tes peurs, relâcher le contrôle et préparer un terrain favorable à un accouchement plus fluide, plus instinctif, plus respecté.

femme enceinte et le rôle de son cerveau

Le cerveau : chef d’orchestre de la naissance

Ton corps sait enfanter.
Mais c’est ton cerveau qui autorise ou non ce processus à se déployer.

D’un point de vue neuroscientifique, la naissance dépend de l’équilibre entre deux grands systèmes :

  • 🧠 Le néocortex (cerveau rationnel, analytique, qui pense, anticipe, contrôle)
  • 🐾 Le cerveau archaïque (instinctif, hormonal, automatique)

👉 Pour que la naissance progresse naturellement, le néocortex doit s’apaiser, afin de laisser le cerveau instinctif prendre le relais.

Ce n’est pas une question de volonté.
C’est une question de sécurité.

Quand le mental prend trop de place

Pendant la grossesse — et encore plus à l’approche de la naissance —
ton mental peut devenir très actif :

  • Tu analyses
  • Tu anticipes
  • Tu te compares
  • Tu cherches à “bien faire”

C’est humain.
Mais lors de l’accouchement, un mental trop contracté peut :

  • ralentir la sécrétion d’ocytocine
  • augmenter la perception de la douleur
  • activer le stress et le système nerveux sympathique
  • bloquer le réflexe naturel de naissance

👉 Le cerveau interprète alors l’environnement comme non sécurisé.

Sécurité intérieure = hormones favorables

Quand ton cerveau se sent en sécurité, il libère les hormones nécessaires à la naissance :

  • Ocytocine : contractions efficaces, lien, confiance
  • Endorphines : modulation de la douleur
  • Prolactine : adaptation, maternage
  • Adrénaline (en fin de naissance) : énergie instinctive

À l’inverse, la peur active le cortisol, qui peut freiner ou perturber le processus.

👉 La question n’est donc pas :
“Est-ce que je suis assez forte ?”
Mais plutôt :

“Comment puis-je aider mon cerveau à se sentir en sécurité ?”

Apaiser le cerveau, ce n’est pas arrêter de penser

Beaucoup de femmes pensent qu’il faut “faire le vide”, “ne plus réfléchir”.

Ce n’est pas réaliste — ni nécessaire.

Soutenir ton cerveau, c’est plutôt :

  • lui envoyer des signaux de sécurité
  • réduire les stimulations inutiles
  • créer un environnement intérieur et extérieur rassurant
  • te sentir soutenue, comprise, respectée

👉 Le cerveau adore la prévisibilité, la douceur et la lenteur.

Et bonne nouvelle : tu peux déjà l’entraîner pendant la grossesse.

La grossesse : un entraînement neurologique

Chaque fois que tu :

  • prends conscience de ton souffle
  • relâches ton corps volontairement
  • apaises une pensée anxieuse sans la combattre
  • choisis la douceur plutôt que la performance

Tu apprends à ton cerveau :

“Je suis en sécurité. Je peux lâcher.”

C’est exactement ce même mécanisme qui sera sollicité le jour de la naissance.

👉 La préparation mentale n’est pas une technique.
👉 C’est une relation que tu construis avec ton cerveau.

Aujourd’hui, une invitation à coopérer avec ton cerveau

Pour ce Jour 23, je t’invite à sortir de la lutte contre ton mental.

Ton cerveau n’est pas ton ennemi.
Il essaie juste de te protéger.

Plus tu le comprends, plus tu peux :

  • l’apaiser
  • le soutenir
  • l’aider à se mettre au service de ton corps

Le journaling d’aujourd’hui est un espace pour observer sans juger, comprendre sans forcer, et poser une intention douce.

Proposition de journaling

Soutenir mon cerveau pour accompagner la naissance

Installe-toi confortablement.
Respire lentement quelques instants avant d’écrire.

Laisse les réponses venir sans chercher à “bien faire”.

journaling grossesse

Questions de journaling

  1. Aujourd’hui, mon mental est plutôt…
    ouvert / calme / curieux — ou contracté / inquiet / envahissant
  2. Mon état émotionnel avant l’écoute de l’audio
    (note-le simplement, sans l’analyser)
  3. Après l’écoute de l’audio, je me sens…
    (observe les changements, même subtils)
  4. Ce que j’ai découvert aujourd’hui sur le rôle du cerveau dans la naissance
  5. Quelle part de mon mental a besoin d’être rassurée en ce moment ?
  6. Une manière concrète de soutenir mon cerveau aujourd’hui
    (environnement, respiration, rythme, paroles intérieures…)
  7. Ce que l’audio m’inspire pour la suite de ma grossesse
  8. Ma plus petite action douce possible aujourd’hui
    (1 minute suffit : fermer les yeux, relâcher les épaules, respirer…)
  9. Gratitude envers mon corps et mon cerveau
    “Aujourd’hui, je vous remercie pour…”
  10. Mon mantra du jour
    (exemples :
    “Mon cerveau peut se détendre.”
    “Quand je me sens en sécurité, mon corps sait quoi faire.”)

Phrase de clôture

Aujourd’hui, je choisis de coopérer avec mon cerveau et de lui offrir de la sécurité.

Avant de se quitter

La naissance n’est pas un combat entre le corps et le mental.
C’est une danse neuro-hormonale.

Plus tu comprends le rôle de ton cerveau,
plus tu peux lui offrir ce dont il a besoin pour se détendre,
et laisser ton corps faire ce pour quoi il est profondément conçu.

Tu es déjà en train de préparer bien plus qu’un accouchement.
Tu construis une confiance intérieure durable 🤍

Si tu as aimé cet article, tu es libre de le partager ♥

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